Média : Djibouti licorne de l’Afrique

J’ai eu l’honneur de présenter l’ouvrage « Djibouti : la diplomatie de géant d’un petit Etat » dans le podcast de l’IRSEM « Le Collimateur ». L’émission, enregistrée par téléphone, a été diffusée le 14 avril.

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Il est question de l’histoire stratégique de Djibouti et de sa difficile décolonisation puis du système politique du pays qui fait de lui une exception régionale de part sa stabilité. Ce postulat permet alors d’expliquer comment Djibouti est devenu un point d’appui dans la lutte contre la piraterie de la région. Enfin, la politique et la diplomatie du pays sont abordés au regard des cinq bases militaire qui cohabitent sur son territoire.
L’épisode est à retrouver ici : https://bit.ly/2V4Lb2Q

Good Morning Afrika : l’émission de radio

Depuis janvier 2020 j’anime sur Fréquence Protestante une émission de radio au titre évident : Good Morning Afrika. Vous reconnaîtrez dans  générique le géant éthiopien Mulatu Astatke.

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Tous les 3e jeudi, à 19h00, je reçois des spécialistes des sujets politiques et internationaux qui font l’actualité sur le continent africain.

Pour la première, j’ai reçu Niagalé Bagayoko, Politologue, présidente de l’African Security Sector Network, une organisation panafricaine qui rassemble des spécialistes de la réforme des systèmes de sécurité. Nous avons échangé sur la situation au Sahel. Vous pouvez retrouver l’émission ICI

Bertrand Badie, Professeur des Universités à SciencesPo Paris, a accepté de venir discuter de la place du continent africain sur la scène internationale lors de la deuxième émission. A écouter ICI

Avant le confinement, c’est avec Anne-Laure Mahé, Chercheure Afrique de l’Est à l’IRSEM, que nous avons parlé de la situation au Soudan. Ici

Publication: Establishment of a New Regional Order in the Horn of Africa

Katharina Coleman, Markus Kornprobst et Annette Seegers publient l’ouvrage collectif  « Diplomacy and Borderlands. African Agency at the Intersections of Orders » chez Routledge. Ils m’ont invité à rédiger un chapitre sur l’ordre régional dans la Corne de l’Afrique.

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Abstract : This chapter focuses on regional security complexes as a particular kind of regional order. The formation of a regional security complex (RSC) show the emergence of a new order in the Horn of Africa. When B. Buzan and O. Weaver presented the Horn of Africa as a proto RSC in 2003, they did not develop the analytical tools meant to explain the shift to a full-fledged RSC. Our argument is that regional power emergence (Ethiopia) plays a significant role in the RSC formation. Ethiopia occupies the intersection between a regional “proto-RSC” in the Horn of Africa and a global order marked by the “Global War on Terror” and US hegemony. This regional African actor mobilizes this global discourse to create a RSC in the region. Ethiopia reinforced its international status by securitizing political Islam in Somalia. First, we demonstrate how a double process of securitization –of the jihadist terrorist threat in the Horn between 1998 and 2005 and of the Somali “Failed state”- led to the Ethiopian action in 2006. We could consider that the intervention itself is a form of diplomacy because the regional power becomes a performative agent of securitization processes.

Publication: « L’Afrique, acteur oublié de l’Indo-Pacifique ? »

La revue Diplomatie consacre son dernier numéro au concept d’Indo-Pacifique. J’y signe un article sur la place de l’Afrique dans ce concept. Qu’il s’agisse d’un concept, d’une stratégie ou d’un simple espace géographique ce numéro de Diplomatie montre qu’il n’existe pas de compréhension unanime de cette vaste région parmi les acteurs internationaux. En revanche, on peut noter l’absence de stratégie Indo-pacifique des pays de la côte est-africaine et l’apparition de manière quasi anecdotique de l’Afrique dans les documents stratégiques des puissances occidentales. Pourtant l’Afrique de l’Est est bien au cœur d’un nouveau « grand jeu » entre les grandes puissances et cette rive, avec ses neuf ports, du Caire au Cap et ses vingt pays, de l’Egypte à l’Afrique du Sud, ne peut être délaissée.

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Tribune dans Le Monde Afrique :« La crainte d’une fragmentation par la violence de l’Ethiopie du Nobel de la paix Abiy Ahmed est fondée »

Quand Abiy Ahmed s’est vu décerner le prix Nobel de la paix, le 11 octobre, « pour ses efforts en vue d’arriver à la paix et en faveur de la coopération internationale » avec l’Érythrée voisine, ce fut l’incompréhension pour une partie de la communauté des experts qui estimait que ce prix ne se justifiait pas (ICI et ICI). Le comité s’attendait bien sûr à recevoir des critiques. Il se doutait qu’on lui reprocherait d’avoir attribué une récompense aussi prestigieuse, de façon précipitée. En revanche, il ne se doutait pas qu’une dizaine de jours plus tard, le nouveau récipiendaire tiendrait des propos fort peu pacifique à l’encontre du voisin égyptien quant à la construction d’un barrage sur le Nil bleu : « Si nous devons entrer en guerre, nous pouvons mobiliser des millions de personnes. Si certains peuvent tirer un missile, d’autres peuvent utiliser des bombes ». Le prix Nobel de la paix qui a été attribué au président Abye est ainsi venu reconnaître le dégel entre les deux pays et récompenser le courage politique de ce dirigeant. Certes, la situation régionale n’est pas apaisée, mais le comité du Prix Nobel a souhaité récompenser une main tendue à l’Érythrée. La paix n’est pas encore obtenue, et le comité l’admet. Les institutions internationales et les grandes puissances devraient maintenant s’employer à soutenir ce processus et le conduire jusqu’à une paix qui puisse être durable. J’ai répondu à ces critiques ICI.

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